Le Tour du Monde en 80 jours

Quand le mois d’avril est arrivé et que le choix de ma lecture pour le Challenge des Douze Thèmes se faisait pressant, tous les classiques de ma PAL me criaient de les lire. Or, vu ma vitesse de croisière, il était tout bonnement impossible de lire ne fusse la moitié d’entre eux ! C’est donc en manque de voyages que je suis partie faire le tour du monde en 80 jours…

Nous sommes à Londres, au XIXe siècle, et suivons Mr Fogg, un personnage assez étrange. En effet, dès les premières pages, on se rend compte qu’il n’est pas comme les autres gentlemen. Il vit une vie sans rebondissement. Chaque journée ressemble comme deux gouttes d’eau aux précédentes. Ce train de vie qui semblerait ennuyeux pour tout un chacun convient pourtant tout à fait à cet homme très « carré ». Et pourtant, au détour d’une conversation avec ses collègues du Reform Club, ses habitudes vont se retrouver bouleversées. Quelques phrases échangées, des avis divergents, et voilà qu’un pari est donné sur un coup de tête : 20.000 livres qu’il est impossible de faire le tour du monde en 80 jours ! Et ce pari, Phileas Fogg l’accepte. Ainsi commence une aventure extraordinaire autour du globe.

J’ai été plus qu’agréablement surprise par la plume de Jules Verne. On avait beau m’en parler qu’en bien, je ne sais pourquoi, j’ai toujours gardé une certaine appréhension envers lui. Et si  je n’aimais pas ? Au final, j’ai été conquise dès les premières pages par son écriture fluide et directe. Ses descriptions m’ont fait rêver du début à la fin.

Suivre les deux compères, Mr Fogg et son serviteur Passepartout fut un vrai bonheur. J’ai aimé les voir évoluer : Mr Fogg égal à lui-même, impénétrable et froid mais aussi courageux et fidèle ; Passepartout, curieux, bavard et qui n’a, lui aussi, pas froid aux yeux. Je partageais les inquiétudes de ce dernier : va-t-on faire réellement le tour du monde ? 80 jours seront-il suffisants ? A l’époque où l’avion n’existait pas encore, cela me semblait fantastique de pouvoir faire le tour du monde en si peu de temps. L’auront-ils réussi ou pas après toutes les péripéties, tous les hasards et imprévus qui ont croisés leur chemin ? Ça, je ne le dévoilerai pas.

Je terminerai par dire que ce fut une magnifique découverte. J’ai hâte de pouvoir découvrir les autres œuvres de Jules Verne. Entre temps, vous me retrouverez en Inde, à Hong Kong, au Japon ou en Amérique…

Lu dans le cadre du Challenge des Douze Thèmes – Avril : lire un classique.

Le Tour du monde en 80 jours
Jules Verne (1828 – 1905)
Folio 2004 – 335 pages
Première publication en 1872

Publicités

L’assassin habite au 21

Comme première lecture au Challenge des auteurs belges, j’ai décidé de me plonger dans « L’assassin habite au 21 » de Stanislas-André Steeman. Je connaissais pourtant déjà cette histoire. En effet, dans le cadre scolaire, j’avais eu l’occasion de voir une pièce de théâtre adaptée du livre. Mais après 10 ans, la mémoire de poisson rouge dont je suis dotée a eu le temps de faire effet et voilà que j’étais prête à mener une seconde fois l’enquête !

Nous nous retrouvons à Londres où un certain Mr Smith sévit dans les ruelles plongées dans le brouillard. Personne ne doute de son identité. Et même lorsqu’un témoin affirme que l’assassin habite au 21 Russel Square, ce dernier reste introuvable. Il faut savoir qu’à cette adresse se trouve non pas une maison, mais une pension familiale. Lequel des pensionnaires est le meurtrier tant recherché ? Les doutes vont de l’un à l’autre sans jamais être confirmés. La police tourne littéralement en rond (et moi aussi !). Et, pendant ce temps-là, Mr Smith continue de tuer…

Bien que j’aie rencontré quelques difficultés pour rentrer dans l’histoire (sûrement dû aux nombreux personnages que l’on rencontre dès les premières pages), je me suis mise à dévorer ce petit livre dès que la police commençait à être sur la piste de suspects plus concrets. Autant dire que je me suis longtemps triturée les méninges avant de découvrir la vérité sur l’identité de Mr Smith.

Je conseille donc ce roman policier, un classique qui se lit rapidement mais qui reste un casse-tête à lui seul !

 

Lu dans le cadre du Challenge des auteurs belges.

L’assassin habite au 21
Stanislas-André Steeman (1908 – 1970)
Le Livre de Poche 2008 –  187 pages
Première publication en 1939