Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut

« L’amour continue d’exister, même après la mort, (…). Il prend une autre forme, c’est tout. On ne peut plus voir le sourire de ceux que l’on aime, ni leur apporter à manger, ni ébouriffer leurs cheveux, ni les faire danser. Mais quand ces sensations-là s’effacent, d’autres les remplacent. La mémoire. C’est la mémoire alors qui devient votre compagne. Et on la nourrit. Et on s’y accroche. Pour finir, c’est avec elle que l’on danse.
La vie a une fin, c’est inévitable, pas l’amour qui, lui, est infini. »
(p.193)

 

Cela faisait depuis plus de 10 ans que ce livre me faisait de l’œil, 7 ans qu’il était en ma possession et seulement depuis le 5 janvier que j’ai tourné la dernière page…
C’est un peu le livre de circonstance, celui qui devait être lu à un moment précis pour pouvoir comprendre et intégrer pleinement son histoire. Alors que mille et une questions fusaient et fusent toujours dans ma tête concernant « l’après », Mitch Albom offre une réponse, une idée de comment cela pourrait être. Ça reste vague mais cela rassure un peu.

L’auteur aborde donc un thème délicat : la mort. Mais il parle également de la vie, de notre place sur terre, de notre rôle à tous et de ce qui nous lie à chacun. Il nous raconte tout cela sans fioriture, tout en légèreté au travers d’Eddie.
Eddie a 83 quand il meurt. Homme d’entretien d’un parc d’attraction qu’il connait comme sa poche pour y avoir vécu une grande partie de sa vie, c’est en vêtements de travail qu’il monte au ciel et fait la rencontre de cinq personnes. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, il ne s’agit pas des cinq personnes les plus importantes de sa vie, à ses yeux du moins, mais de cinq personnes qu’il a croisées à un moment ou un autre de son vivant et dont la rencontre a impacté leur vie, des deux ou seulement d’un des deux.
Ces personnes lèveront le voile sur les non-dits et expliqueront à Eddie sa vie, les pourquoi des comment, afin qu’il trouve la paix. Car, entre chaque chapitre se trouve un flash-back, un bond dans le temps, quand Eddie était plus jeune… Au fur et à mesure, on découvre quelle a été sa vie, ses bonheurs et ses malheurs. Derrière cette image de vieil homme claudiquant se trouve un jeune homme téméraire, un garçon amoureux, un soldat meurtri, un fils blessé, un mari comblé, un homme plein de rêves, un veuf rongé par la solitude, …

Il ne s’agit pas d’une histoire qui parle de Dieu et de religion. Ce n’est pas non plus un roman philosophique, même si j’ai annoté pas mal de passages… Non, Mitch Albom offre une histoire toute en simplicité, authentique, d’un homme ayant trouvé la mort accidentellement et qui se retrouve projeté au ciel, dans un lieu digne d’une imagination débordante. C’est une histoire touchante, qui met du baume au cœur de ceux qui ont perdu un être cher. C’est une histoire d’amour, de familles, de dur labeur, de morts et de vies.

Challenge ABC 2019
1/13 : Albom, Mitch, Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut, 216 pages, Contemporain

Les cinq personnes que j’ai rencontrées là-haut
Mitch Albom (1958-)
Pocket 2007 – 216 pages
Titre original : The five people you meet in heaven
Traduit de l’anglais (américain) par Edith Soonckindt
Première publication américaine en 2003
Première publication française en 2004 (Oh! Editions)
ISBN : 9782266148023

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