Le labyrinthe des esprits

« Une histoire n’a ni commencement ni fin, seulement des portes d’entrées. » (p.828)

Près de 10 ans après avoir découvert L’Ombre du Vent, premier tome de la saga du Cimetière des Livres oubliés, je retrouve enfin Carlos Ruiz Zafón et sa plume envoutante. J’attendais avec impatience ce quatrième et dernier tome dont m’avait tant parlé une amie espagnole qui a eu la chance de le lire il y a deux ans déjà. Il faut savoir que, pour ceux qui ne me connaissent pas, j’ai tout lu de cet auteur. Dès qu’un de ses romans sortait en français, je courais à la librairie l’acheter, et celui-ci n’a pas fait exception à la règle.

On fait la rencontre d’Alicia Gris, une jeune femme belle, impitoyable et fragile à la fois. Elle quitte Madrid pour Barcelone, dernier endroit où l’on a trouvé la trace d’un ministre haut placé, disparu dans des circonstances troublantes. La jeune et ténébreuse se fait aidée par Vargas dans son enquête, un policier costaud qui n’attend qu’une chose : la retraite. Ce duo improbable va remonter les ficelles du mystère planant sur la disparition du ministre et découvriront des choses dont ils n’auraient pu imaginer l’existence… Des informations que certains aimeraient garder secrets à tout prix. Mais qui est derrière tout ça ?

Mystères, secrets, filatures, énigmes, une enquête qui dévoile le vrai visage des protagonistes, voilà de quoi sont principalement composées les 800 pages de ce beau pavé. A cela s’ajoute bien sûr la famille Sempere avec Daniel que l’on retrouve plus âgé, père et empli d’une profonde tristesse et mélancolie. Ses fantômes le poursuivent plus que jamais, alimentant une colère noire que même Béa, sa femme, n’arrive à atténuer. On retrouve aussi le Cimetière des livres oubliés, ses étagères à n’en plus finir, son odeur particulière et la magie qui embaume chacun de ses rayons.

En fermant ce bouquin, on dit adieu à cet endroit majestueux et à cette famille de libraires à laquelle on s’est attaché durant toutes ces années. Les questions laissées sans réponse dans les livres précédents trouvent ici leurs réponses. Des liens à peine perceptibles auparavant se confirment. Au final, chaque personnage est lié l’un à l’autre. Le destin existerait-il réellement ? En tout cas, cette lecture m’a donnée envie de relire les 3 premiers tomes, histoire de me remettre en tête toutes les aventures de la famille Sempere et de leurs proches. Le seul bémol que j’aurai à signaler réside dans les nombreuses coquilles trouvées ci et là. Pour la perfectionniste que je suis (mais cela n’empêche pas que je fasse des fautes de frappes moi aussi), j’ai tiqué à plusieurs reprises en voyant qu’il manquait une lettre ou un accent à certains mots. Mais cela n’a en rien altéré le plaisir de ma lecture, bien heureusement. Et je ne peux d’ailleurs que vous conseiller de vous plonger dans cette saga et tous les autres romans de Carlos Ruiz Zafón d’ailleurs !

« Rien n’effraie davantage un barbare qu’une femme sachant lire, écrire et penser. Et qui, en outre, montre ses genoux. » (p.701)

 

Challenge des 12 Thèmes – Juin : livre de plus de 500 pages

Challenge Tour du monde littéraire : Espagne

Le labyrinthe des esprits
Carlos Ruiz Zafón (1964)
Actes Sud 2018 – 845 pages
Première publication en espagnol en 2016 et en français en 2018
Traduit de l’espagnol par Marie Vila Casas
Titre original : El Laberinto de los Espíritus
ISBN : 978-2-330-10334-7

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2 réflexions sur “Le labyrinthe des esprits

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